Namaste

Avant de visiter Mon Pays Indien ... un petit tour sur le site du "LEAP BACK 2009" et du sondage pour soutenir le grand meeting des fans de CODE QUANTUM en 2009 !!!




et pour " Mon pays indien " c'est par ici :

                      


Sans oublier mon nouveau blog, BHARAT , exclusivement consacré à mes photos d'Inde.

Bonne visite, bon voyage !


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Mercredi 13 décembre 2006

Ce soir c'est la nuit des 35000 wedding, oui, oui, vous avez bien lu 35000 3-5-0-0-0 … faut il le préciser, à Delhi seulement !

Ce soir, les Dieux et les étoiles se sont concertés, pour 70 ans de bonheur, il faut se marrier aujourd'hui et aujourd'hui seulement, sinon il vous faudra attendre l'année prochaine !

Alors ce soir, Delhi raisonnne au sons des pétards et autres feux d'artifices, les orchestres rivalisent de cacophonie, les chevaux blancs d'apparat et les mariés galoppent vers leurs promises, 70000 familles et autant de millions de convives se pressent dans leurs plus beaux saris brodés, sur quelques 35000 lieux de réception.

Delhi festoie, s'embouteille à la sortie des bureaux entre des colonnes de cariolles à fleurs. Delhi danse, chante et se réjouit pour ces quelques 35000 mariées qui vont rejoindre, ce soir, leur nouvelle famille ; et Delhi festoiera toujours, cette nuit, lorsqu'elles tomberont pour la première fois dans les bras et dans le lit de leur mari inconnu … mais pour 70 ans de bonheur puisque les Dieux et les étoiles l'ont promis ;-)

Elo, enjoying Delhi

Par elodie - Publié dans : chroniques du quotidien
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Lundi 12 juin 2006

Il est des choses naturelles en France, vous jetez vos ordures dans une poubelle, vous mettez la poubelle sur la rue et le lendemain, hop, ni vu ni connu, les éboueurs sont passés. Tellement simple, tellement pratique …

 

Il est des choses pas du tout naturelles en Inde, vous jetez vos ordures dans une poubelle, vous laissez la poubelle dans la cuisine en espérant que la maid va penser à la descendre et hop, ni vu ni connu … rien du tout, quand vous rentrez le soir la poubelle est toujours là.

 
 

La 1ère étape du plan « formation de la maid » consiste donc à laisser un petit mot « Please Anita, take the garbage out ».

 
 

2ème jour, vous partez le cœur léger au bureau, sure que ce petit réajustement dans les directives est suffisant. C’est sans compter sur la puissance de l’esprit indien à appliquer les directives à la lettre … Retour à la maison le soir, le cœur moins léger et l’esprit fatigué, vous poussez la porte de la cuisine et … victoire ! la poubelle n’est plus là ! Forte de ce succès vous retrouvez votre cœur léger et entreprenez de faire entrer un peu d’air frais (tout est relatif bien sûr à Delhi en Juin) dans l’appartement. Vous ouvrez la porte de la terrasse et là, horreur, une odeur que vous n’identifiez que trop facilement vous assaille les narines. Elle a sorti la poubelle, oui … sur la terrasse « take the garbage OUT ». Misère … pourquoi les choses ne sont elles jamais simples ici ????

 
 

3ème jour, sagement, vous acceptez que vos directives n’étaient pas assez précises, il faut toujours savoir se remettre en cause. Vous détachez donc un papier tout propre de votre carnet et entreprenez de rectifier le tir en notant le plus clairement possible « Please Anita, take the garbage outside [une flèche qui indique la porte d’entrée de l’appartement], terrasse [vous rayé le mot] NO [en gras souligné] » Là, c’est clair, c’est sûr. Précisons que vous avez ramené les poubelles à l’intérieur de l’appartement, près de la porte d’entrée pour bien faire comprendre que la terrasse n’est pas une décharge. La journée se passe tranquillement, arrive le soir, vous êtes invitée à dîner chez des amis et vous vous rendez directement au repas sans repasser par la maison. Très bonne soirée, très bon repas, très bonne compagnie et vous rentrez un peu tard, sur les coups de minuit. Vous avez à peine tourné la clé dans la serrure que vous comprenez que quelque chose a encore tourné de travers, les poubelles sont là qui vous attendent sagement sur le pas de la porte, là où vous les avez laissées ce matin … braves petites.

 

À ce point de l’histoire vous êtes vraiment mais vraiment très énervée. Vous êtes crevée, il est tard, il fait chaud car il faut savoir qu’au mois de Juin à Delhi la température monte facilement à plus de 40°C dans la journée, ce qui veut dire 45°C bien tassés dans les appartements. Je vous laisse donc imaginer l’état de 3 jours de poubelles à New Delhi en plein mois de Juin !!! L’appartement est parfumé d’une odeur très personnelle, un relent de melon pourri, de carcasse de poulet et de restes de maïs en décomposition, charmant. Anita n’est pas venue, ça lui arrive. Bref vous êtes tellement fatiguée que vous n’arrivez même pas à vous rebeller contre ce pays qui ne tourne jamais comme vous le voudriez (mais c’est pour ça aussi que vous l’aimez) et vous déménagé d’un air résigné les sacs nauséabonds sur la terrasse, histoire de ne pas mourir asphyxiée durant la nuit.

 
 

4ème jour, toujours confiante, vous replacez les sacs à leur place près de la porte, votre petit mot de la veille bien en vue et êtes maintenant persuadée que ce soir l’affaire sera réglée, on a fait le tour des rebondissements, maintenant c’est bon, tout va rentrer dans l’ordre. 4ème jour au soir, tel Napoléon à Waterloo, vous sentez (c’est la cas de la dire !) que la bataille vous échappe, les poubelles ont voyagé de l’intérieur à l’extérieur de l’appartement : sur le palier. Ca oui, Anita, les a bien mises OUTSIDE et pas sur la terrasse. Que répondre à ça ? La puissance de son résonnement vous laisse par terre.

 
 

La situation est critique, il faut vous rendre à l’évidence, l’appel aux forces alliées s’impose. Demain, c’est décidé, vous demandez à votre proprietaire d’expliquer, en hindi bien sûr, leur mission à vos troupes.

 
 
 
EPILOGUE
 
 

Matin du 5ème jour, les poubelles ont dormis sur le palier, vous en aviez marre de vous les trimbaler partout, surtout qu’un des sacs a percé et que ça goutte du jus de melon partout. Evidemment vous vous réveillez en retard et le temps d’avaler votre petit déjeuner, la pendule affiche résolument un horaire où vous devriez déjà être entrain de chevaucher votre moto vers de nouvelles aventures. Pas le temps de parler au propriétaire, à contre cœur vous ouvrez la porte du palier et entreprenez de déménager le tas d’ordures sur la terrasse histoire de ne pas embaumer toute la cage d’escalier dans la journée. Bien sûr, le jus de melon sème sa trace dans tout le living room et ne manque pas de s’étaler sur votre pantalon tout propre d’il y a 5 min. Vous restez calme, en Inde rien ne sert jamais de s’énerver. Vous vous changez, passez la serpillière dans le salon et le palier, histoire d’être vraiment très en retard pour que ce soit drôle …

 
 

C’est à ce moment là que l’improbable décide se produire ; la sonnette retentit et un petit indien tout propre se tient sur le pas de votre porte « garbage madam ! », « 50 Rs per month ! » Les éboueurs ! Seigneur ! Ce n’est pas trop tôt. Vous acquiescez sur le prix sans sourciller et lui indiquez la montagne qui gît misérablement au dehors. Votre indien vous débarrasse enfin de vos envahisseurs, le jus de melon goutte gaiement en sens inverse dans le salon, content d’être l’objet de tant d’attention, puis la porte se referme enfin sur cette mésaventure.

 
 
 
MORALITE
 
 
In India, il y a toujours une solution ! Les choses finissent toujours par rentrer dans l’ordre, et très souvent de la manière la plus imrobable qui soit. L’essentiel est donc d’être patient, très patient, car si les choses s’arrangeront au final le temps qu’elles vont prendre pour le faire, ça, l’histoire, ne le dit jamais à l’avance …
Par elodie - Publié dans : chroniques du quotidien
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Vendredi 19 mai 2006

Voilà, ça y est je suis chez moi, j’habite au dernier étage d’une maison à 3 niveaux … avec une terrasse rien que pour moi, une super grande terrasse, une terrasse à faire palir de jalousie toute la communauté expats de Delhi et les autres aussi … bon j’exagère un peu quand même mais à peine ;-) Je vous en parlerai un jour de ma terrasse mais pour l’instant le sujet n’est pas là, le sujet est aux voisins … Puisque donc il y a 3 niveaux dans notre maison, j’ai des voisins. Le propriétaire au rdc (tout un roman mais qui fera surement l’objet d’un prochain article), et au 1er, le voisin du 1er (logique).

 

Le problème du voisin du 1er c’est qu’il a un gout très prononcé pour le vert. Mais attention pas n’importe quel vert, le vert flashi, le vert pomme bien pomme pas mure, le vert eclatant qu’on remarque dès qu’on a tourné dans la rue ! Oui, parce que le voisin du premier, en plus d’aimer le vert, il aime l’afficher ! Il a donc acheter (a mon grand désespoir) une jolie paire de stores tout neufs, de sa couleur fétiche, qui pandouillent tout scintillant sur sa terrasse à la vue de tous … Misère, comme c’est charmant …. Facile d’indiquer où j’habite aux amis, « c’est la première maison style très kitsh après l’angle » … sympa comme repère.

 

Mais à part ça le voisin du 1er est sympa, sauf si il lui prenait l’idée de me piquer ma maid. C’est que j’ai bien des soucis en ce moment voyez vous. Il se trouve que j’ai déniché LA perle, ma petite Anita (oui quand on habite en Inde on a quelqu’un qui vous fait la vaisselle, le ménage, la bouffe le repassage, le lavage ; pour 30 euros par mois), ma petite Anita travaille très très bien et fait l’objet de beaucoup de convoitises. Elle sait astiquer à fond, faire les courses, refaire faire un trousseau de clé, reranger tous mes placards quand c’est le bord…, repasser mes chemisiers, plier mes tailleurs (ah non j’ai pas detailleurs ….. ;-) bref elle fait tout. Mais voilà, sa rend mon voisinage jaloux … Figurez vous que ce matin le voisin du 1er m’interpelle dans l’escalier, il bavarde poliment (s’extasie sur son dernier achat … vous savez bien, les stores …) et se met à me glisser, comme ça, entre 2 phrases, « et la petite Anita, elle travaille bien ? » [moi de lever un sourcil soupçonneux] « oui … », « non parce que j’ai dans l’idée de la faire venir habiter ici, je cherche un house keeper » Quoi ?! Vous vous rendez compte, il veut me piquer ma maid ! Bon il a quand même réussi à me concéder qu’on s’arrangerait pour les horaires, histoire qu’elle continue à faire tourner mon petit appart et mon petit monde tout rond. Oui parce que moi, sans elle voyez vous, je suis perdue ! Et je précise pour les néophytes, un house keeper est un employé de maison a domicile, qui réside chez ses patrons à leur service 24h/24 … les indiens en sont très friands … encore tout un roman, et d’autres articles …

 

Bref voilà, le voisin du 1er est à surveiller, avec des goûts pareil pour le vert pomme et des tendances à soudoyer les maids des autres … c’est un louche, c’est sûr …

 

Sur ce, Anita n’étant pas venue aujourd’hui (personne n’est parfait …) je vais devoir m’en aller laver mon pantalon et mes tee-shirt moi même, que la vie est difficile.

Par elodie - Publié dans : chroniques du quotidien
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Lundi 15 mai 2006

Que feriez vous pour 100 roupies ? Même pas 1,80 euros ? Une demi heure à porter des malles de 70 kg par 40 degrés a 9h du soir apres votre journée de travail ? Non vous ne le feriez pas. Eux si. Pour 100 roupies, tremblants, alletants, courbés sous le poids des malles et de la chaleur écrasante du soir, ils montent les 2 étages qui mènent à mon apartement. 100 roupies … presque 10 repas !

Ce sont des travailleurs de passage, des ouvriers du batiment qui dorrment, travaillent et mangent dans l’immeuble en construction au bout de la rue. Le transporteur chargé de livrer mes malles n’avait pas prévu (mais y a t-il seulement des choses de prévues dans ce pays ?) qu’il lui faudrait livrer mes paquets au 2eme. Qu’a cela ne tienne, en Inde les solutions de dernieres minutes sont légion et trouver rapidement de la main d’œuvre corvéable à merci n’est souvent affaire que de quelques billets …

Voilà donc comment mes malles sont arrivées chez moi, 4 hommes, 100 roupies par tête, une famille qui mangera pendant quelques jours et moi, contente de retrouver mes affaires, dans mon appartement avec terrasse, au 2 eme etage. Tout va bien, je suis de retour, l’Inde est toujours l’Inde et les indiens, toujours indiens.
Par elodie - Publié dans : chroniques du quotidien
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Mardi 10 janvier 2006
Par elodie - Publié dans : juste des photos, sans mots
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L'hiver est fini ! Ah bon il était arrivé ? 3 semaines, quelques pulls plus tards et un rhume, revoilà la douceur chaleur qui revient. 25° l'après midi, enjoy Delhi !
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